lundi 5 novembre 2007
Les Muséales de Tourouvre
Ils n’étaient qu’une poignée, ils sont devenus innombrables
1955 hommes et 1425 femmes, soit en tout 3380 personnes établies au cours du XVIIe siècle, sont considérées comme formant la souche de la population canadienne.
À partir de 1634, la petite province du Perche aurait fourni à elle seule, dans l’état actuel des recherches, 146 adultes. Cependant le nombre des descendants directs de ces pionniers est évalué aujourd’hui à plus d’un million et demi au Canada.
L’explication de cette étonnante présence généalogique tient au fait que les émigrants venus du Perche furent au nombre des premiers à s’établir à Québec et sur les rives du Saint-Laurent.
Ils sont partis pour la plupart par La Rochelle.
Ces premiers émigrants venus du Perche connaissaient parfaitement la forêt. Il leur fallut pourtant affronter d’abord l’océan et ses tempêtes. Sur place, ils durent cohabiter avec les populations amérindiennes.
Ces émigrants ne connaissaient qu’un climat tempéré. Ils durent affronter des hivers aussi rudes qu’interminables. Accoutumés à emprunter des chemins ombragés, à traverser à gué de modestes ruisseaux, ils furent dans l’obligation de se déplacer en canot, d’affronter les glaces et les rapides. Leur détermination leur permit de s’établir, de construire, de défricher, de fonder un pays.
Les migrants
Les Amérindiens.
Le 31 mai 1891, un train spécial s’immobilise en gare de Tourouvre. Un voyageur illustre pose le pied sur le sol du Perche. Il se nomme Honoré Mercier, Premier ministre du Québec, ministre de l’agriculture du Canada. Il est le descendant de Julien Mercier, émigrant parti de Tourouvre en 1650. Fleurs, arcs de triomphe et discours accueillent cet hôte de marque mais ce sont les Mercier restés à Tourouvre qu’il veut rencontrer : « Il y a bien longtemps qu’on ne s’est vu, leur dit-il d’un ton joyeux. Il y a 250 ans ! »
En mémoire de son voyage sur la terre de son ancêtre, Honoré Mercier fait un don destiné à la réalisation de deux vitraux pour l’église Saint-Aubin de Tourouvre. Installés l’année suivante, ils perpétuent le souvenir du départ de Julien et du retour d’Honoré son illustre descendant.
Ils marquent aussi le début d’une ère nouvelle : celle des « cousins » canadiens qui renouent avec leurs racines françaises.
Départ pour le Canada, vers 1650, de Julien Mercier
et de quatre-vingt familles de Tourouvre et des environs
Visite à Tourouvre, en 1891, d'Honoré Mercier,
Premier Ministre du Québec
L' église de Tourouvre.
Le 30 septembre 2006 inauguration à Tourouvre ( orne)
de la Maison de l'Emigration française au Canada.
Les Muséales.
Lieu d'expositions permanentes et temporaires, de séminaires, de concerts et de rencontres entre les canadiens qui viennent en France pour découvrir leurs racines et les percherons.
La tente tremblante.
Ce rituel sacré permet aux amérindiens d'entrer en communications avec les esprits et de prédire l'avenir.
Mandella
Souvent concfectionné à partir de fourrure de lièvre,de perles et de plumes de différents oiseaux, le mandella se présente comme un bouclier symbolique destiné à protéger les indines dans les combats. (copie fabriquée au Canada par un artiste huron, acquise par la médiathèque Michel Crépeau).
Trophée.
De part sa proximité avec les plages de débarquement où de nombreux jeunes Canadiens reposent, les Muséales de Tourouvre sont énormément fréquentés par nos
" Cousins ".
Sources: les Muséales de Tourouvre.



















